1. De quels fabulistes La Fontaine s'est-il inspiré pour composer ses propres fables ?

    • Ésope
    • Bidpaï
    • Florian
     Réponse(s) 

    La Fontaine fait très souvent référence au grec Ésope au fil des livres de fables, mais dans l'avertissement qui ouvre le second recueil, il signale une source nouvelle : les fables indiennes de Pilpay (ou Bidpaï), traduites en français quelques décennies plus tôt. En revanche, Jean-Pierre Claris de Florian est un poète et fabuliste français du XVIIIe siècle.

  2. À quels autres genres littéraires La Fontaine s'est-il essayé ?

    • À la poésie lyrique
    • À la tragédie
    • Au roman
     Réponse(s) 

    La Fontaine a écrit des vers sur toutes sortes de sujets. Il a composé des pièces lyriques aussi bien sur des thèmes amoureux que sur des thèmes religieux (Recueil de poésies chrétiennes et diverses). Il est également l'auteur d'un curieux roman où les vers se mêlent à la prose (Les Amours de Psyché et de Cupidon). S'il a bien essayé de percer au théâtre en donnant une comédie (L'Eunuque), il n'a jamais écrit de tragédie.

  3. Qui est la protectrice de La Fontaine à l'époque où paraît le second recueil de fables ?

    • Anne-Marie Mancini, duchesse de Bouillon
    • Marguerite de Lorraine, duchesse douairière d'Orléans
    • Marguerite Hessein, dame de La Sablière
     Réponse(s) 

    Après la disgrâce de son premier mécène, le surintendant des finances Nicolas Fouquet, arrêté sur ordre du roi en 1661, La Fontaine entre successivement au service de deux grandes dames de la Cour, la duchesse de Bouillon et la duchesse douairière d'Orléans. Peu après la mort de cette dernière, en 1672, le poète devient le protégé de Madame de La Sablière, qui l'hébergera pendant vingt ans.

  4. Quels animaux exotiques font leur apparition dans le second recueil de fables ?

    • L'éléphant
    • La girafe
    • Le castor
     Réponse(s) 

    L'éléphant figure dans une fable du livre VIII (« Le Rat et l'Éléphant »). Le talent de bâtisseurs des castors est évoqué avec admiration au cours du « Discours à Mme de La Sablière », à la fin du livre IX.

  5. À quel conflit international est-il plusieurs fois fait allusion dans les livres du second recueil des Fables ?

    • La guerre de Trente Ans
    • La guerre de Hollande
    • La guerre de Succession d'Espagne
     Réponse(s) 

    Le second recueil des Fables est édité alors que se termine la guerre de Hollande (1672-1678). À la fin de la fable intitulée « Un Animal dans la Lune », La Fontaine célèbre les nombreuses victoires que Louis XIV a remportées au cours de ce conflit. Au début du « Pouvoir des fables », il s'adresse au diplomate chargé de s'assurer de la neutralité de l'Angleterre, alors tentée de se ranger aux côtés de la Hollande et des autres puissances ennemies de la France. En revanche, la guerre de Trente Ans est terminée depuis 1648, tandis que la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714) sera le dernier grand conflit du règne de Louis XIV.

  6. Quels proverbes trouve-t-on dans les moralités des fables du second recueil ?

    • Tel est pris qui croyait prendre
    • L'occasion fait le larron
    • Ventre affamé n'a point d'oreilles
     Réponse(s) 

    « Et tel est pris qui croyait prendre » est le dernier vers du « Rat et l'Huître » (VIII, 9) ; « Ventre affamé n'a point d'oreilles » est le dernier vers du « Milan et le Rossignol » (IX, 18).

  7. À quel procédé rhétorique La Fontaine a-t-il recours lorsqu'il décrit la Fortune (VII, 11) ou fait apparaître la Mort à un mourant (VIII, 1) ?

    • À une allégorie
    • À une métonymie
    • À une périphrase
     Réponse(s) 

    L'allégorie est la représentation d'une abstraction, d'une idée, par une image concrète, souvent par un être vivant. La métonymie consiste à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui convient, en raison d'un rapport de sens entre les termes (par exemple le contenant pour le contenu : « boire un verre », « finir son assiette »). Une périphrase consiste à dire en plusieurs mots ce qu'on pourrait dire en utilisant un seul terme (par exemple : « Le Roi Soleil » pour Louis XIV).

  8. De quel philosophe de son époque La Fontaine se sent-il le plus proche ?

    • Descartes
    • Gassendi
    • Voltaire
     Réponse(s) 

    La sympathie de La Fontaine pour les thèses de Gassendi, le grand adversaire de Descartes, se manifeste ouvertement dans le « Discours à Mme de La Sablière » : le poète y soutient, après Gassendi, que les bêtes seraient dotées d'une âme sensible, tandis que Descartes assimile purement et simplement les animaux à des machines. Voltaire, quant à lui, est un auteur du XVIIIe siècle.

  9. Quelle tradition philosophique antique préfère-t-il ?

    • Le stoïcisme
    • L'épicurisme
    • L'hédonisme
     Réponse(s) 

    La Fontaine s'est intéressé à la philosophie d'Épicure à partir des ouvrages de Gassendi, lequel a cherché à concilier cette philosophie païenne avec la foi chrétienne. À mi-chemin entre l'hédonisme, qui fait du plaisir le bien suprême, et le stoïcisme, qui implique une maîtrise constante de l'âme et du corps, la morale épicurienne invite l'homme à régler ses désirs sans renoncer pour autant à tous les plaisirs vers lesquels la nature le porte.

  10. Laquelle de ces affirmations correspond le mieux aux convictions exprimées par La Fontaine ?

    • Il a confiance en Dieu.
    • Il est fataliste.
    • Il est athée.
     Réponse(s) 

    Au début du « Gland et la Citrouille » (IX, 4), La Fontaine affirme que la nature est bonne parce qu'elle est telle que Dieu l'a voulue : « Dieu fait bien ce qu'il fait ». Dans « L'Horoscope » (VIII, 16), il réfute fortement l'idée selon laquelle la destinée des êtres et des choses serait tracée d'avance : « Je ne crois point que la nature / Se soit lié les mains, et nous les lie encor / Jusqu'au point de marquer dans les cieux notre sort. »